Nationale 2 Féminine – Bilan à la mi-saison

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On a profité de la mi-championnat de N2 pour aller poser quelques questions à nos entraineurs Romain et Vincent.

Auréolés d’une 3ème place à la fin de la phase aller, ils se livrent leurs sentiments.


Romain Lafond et Vincent Voltat aux commandes de la N2F – ©TophdeVillers

BMHB : Tout d’abord commençons par le plus récent et ce match contre Rosières. Quelles sont vos impressions suite à ce match nul ?

V.V : Comme je l’ai dit aux filles, certes niveau comptable ce n’est pas une victoire, mais vu le contexte et le déroulé du match, je pense qu’elles peuvent être très fières d’elles, aussi fières qu’après une victoire.

BMHB : Vous parlez d’un contexte difficile ?

R.L : Oui, Rosières est une super équipe, très intéressante tactiquement et techniquement, on voit tout le travail effectué par les filles et la qualité des entraineurs dans leur jeu. Et en plus c’est une équipe qui à l’image de leur public (peut être le meilleur de la poule après celui du BMHB) est très valeureuse. De vraies battantes !

Donc dans ces conditions et en étant mené quasiment tout le match, les filles ont fait preuve de caractère, de maturité, de stabilité pour produire un handball qui nous a permis d’arracher une égalisation qui me paraît méritée.

BMHB : Ce match vous place donc à la 3ème place de la poule à mi-parcours, une place attendue, une place méritée ? 

V.V : Très honnêtement il était difficile pour moi de nous situer en début de saison, je suis de retour dans le hand féminin après avoir quitté Épinal en N1 il y a 5 saisons, une réforme vient d’être mise en place, l’équipe se retrouve en N2 après avoir terminé 7ème de N3 l’an passé.

Une majorité de joueuses qui composaient l’équipe au début de la saison dernière ne font plus partie de l’effectif, la moitié de l’équipe pourrait jouer en M18 et vit sa 1ère saison en sénior, il était donc très difficile de se positionner quant à un classement à espérer.

Maintenant, quand je vois la quantité et la qualité de travail fourni par les joueuses, je me dis que rien n’arrive par hasard. Je suis réellement impressionné par l’investissement qu’elles fournissent jour après jour.

BMHB : Une place que vous allez garder jusqu’au bout ou vous allez tenter d’aller chercher les 2 premiers ?

V.V : Sans vouloir donner l’impression de manquer d’ambition, les 2 équipes qui nous précèdent sont taillées pour la N1 et ne jouent pas dans la même cour que nous. Il me parait illusoire sur la durée d’un championnat de pouvoir les accrocher, mais j’espère quand même que lors des matches retours, nous serons en mesure de titiller Samir, Carole (NDLR : Samir MESSAOUDI, entraineur de Serris et Carole MARTIN, entraineur de Ste Maure) et leurs équipes.

Pour la 3ème place, tout reste ouvert. Derrière Ste Maure et Serris, il y a un peloton de 5 équipes qui sont très proches les unes des autres, si on continue à s’entraîner fort et bien comme depuis le début de saison et à confirmer nos progrès c’est tout à fait jouable, mais attention seul le travail et le travail dans la durée sont garants des résultats, dans une poule serrée comme celle-ci le moindre relâchement va se payer cash au classement.

Les filles se sont fixées un objectif en début de saison, avec Romain, on œuvre au quotidien pour les mettre dans les meilleures conditions pour qu’elles puissent l’atteindre.

BMHB : Justement, en parlant de votre quotidien, comment travaillez-vous, sans trahir de secret à quoi ressemble la semaine BMHB de Romain et Vincent ?

R.L : On ne peut pas dire qu’on a une semaine type, on essaie de s’adapter au mieux aux contraintes de chacun.

Vincent bosse au CD 54 HB, moi je suis en étudiant en 2ème année de kiné, donc on essaie d’optimiser au mieux nos temps libres mais ce n’est pas toujours évident.

Les semaines sont donc toutes différentes mais on effectue toujours le même travail :

On travaille chacun de notre côté pour étudier notre prestation du week-end et le futur adversaire puis on confronte nos impressions et on essaie de les argumenter avec des extraits ou des stats.

A partir de l’analyse de notre match, on fait retours individuels aux joueuses. On pense et on constate que ça permet d’aider les joueuses dans leur progression. Revoir leurs actions, ça leur permet de prendre plus facilement conscience des éléments à améliorer, mais aussi de leurs points forts.

Pour l’adversaire après échanges de nos observations on définit une stratégie.

Le reste c’est la préparation des entraînements, soit on se voit 30 minutes à 1 heure avant de partir à l’entraînement, soit on se téléphone.

Dans ces moments il est question de construction des situations, de répartition des tâches entre nous sur les séances, de répartition des séquences d’entraînement dans la semaine, etc.

On affine tout ça sur la route qui nous conduit à l’entraînement pour être le plus efficace possible.

BMHB : Justement, ce n’est pas trop long de faire la route de Nancy jusqu’au BMHB.

R.L : Non pas du tout, on a la chance d’avoir un club entre Nancy, Metz et Toul. Avec des accès très faciles, nous avons des joueuses qui viennent de ces 3 pôles en plus des filles qui habitent dans le bassin.

Il n’est pas beaucoup plus long de se rendre à l’entrainement que de traverser l’agglo et en plus, on a de la chance, le club met une voiture à notre disposition, ce qui permet à toutes les filles qui viennent de Nancy de ne pas avoir à prendre leur voiture.

BMHB : C’est pour vous une obligation de travailler autant pour réussir en N2 ? Et qu’est ce qui vous motive autant ?

V.V : L’objectif du club n’est pas de réussir en N2, mais à terme de s’installer en N1. On ne sait pas combien de temps cela prendra, mais ce qui est sur, c’est que pour créer des fondations solides et avoir des résultats dans la durée, oui ça nous parait être une obligation de fournir ce travail.

En ce qui concerne la motivation, la réponse la plus facile est de venir assister à un entraînement et de regarder les filles qui se donnent à fond après une journée ou une semaine de dingue.

De venir voir les bénévoles qui font tourner le club et qui passent également un temps fou pour nous mettre dans les meilleures conditions possibles.

Ces 2 choses là sont des éléments de motivation extrêmement forts.

BMHB : Vous parlez d’objectif du club et de N1, qu’est-ce qui vous manque par rapport à cette saison pour jouer les 2 premières places, des renforts extérieurs ?

V.V : Ce qu’il nous manque c’est du temps, comme dit avant, l’équipe est très jeune dans sa vie commune, on ne décrète pas une montée comme ça en une saison sachant que l’équipe vient déjà de monter de N3.

Ensuite avant de parler de renforts, il nous parait important de continuer à construire avec les filles qui font déjà partie de l’effectif et qui ont toutes leur place dans la réalisation de cet objectif.

Après il y a les M18 que l’on doit prendre en compte, car à mon sens, le BMHB se doit d’être un club formateur. Enfin ça il l’est déjà, j’en profite pour tirer un coup de chapeau à tous les entraineurs jeunes qui au-delà des bons résultats qu’ils obtiennent forment de très bonnes joueuses.

Nous nous devons en tant qu’entraineurs d’un club formateur d’accorder une place aux jeunes joueuses issues du club.

BMHB : Donc vous ne souhaitez pas de renforts ?

V.V : Ce n’est pas ce que j’ai dit, bien sûr que si, il nous faudra compléter l’effectif et surtout apporter du sang neuf, il est important de « rester en mouvement » pour continuer à performer.

BMHB : Des recrues pour viser la N1, si on a bien compris ? Quel est le profil type, des joueuses qui ont déjà jouer au niveau supérieur ?

V.V : Oui ce serait super ça !! S’il y a une ou deux joueuses de Metz ou de Brest qui sont intéressées par un projet sympa, on les accueille les bras ouverts !!

Plus sérieusement, on ne cherche pas particulièrement des joueuses qui « viennent du dessus » même si c’est sûr qu’elles apportent un plus.

Si on devait définir un profil type, ce serait plutôt des joueuses avec une forte capacité et envie de travail. Des joueuses qui ont encore envie d’apprendre des choses et de progresser.

Avec ces qualités là, qui nous paraissent fondamentales, on peut construire de grandes choses.

Peu importe le passé de la joueuse, nous on s’intéresse plus à son futur et au futur qu’elle pourrait construire avec le BMHB.

BMHB : Merci à vous deux, d’avoir pris le temps de répondre à nos questions.

On se retrouve en fin de semaine pour quelques questions avant le 1er match retour contre Deux Vallées ?

R.L & V.V : Avec plaisir !